Dardenne Laurence, Le cerveau des petits bilingues scannés, LB 23/09/06
Dr Katrien Mondt (dépt linguistique VUB) : Nous avons pu remarquer que les
enfants qui avaient débuté leur apprentissage des langues suffisamment
tôt,
soit entre 0 et 3 ans, et qui avaient atteint un bon niveau dans les deux
langues, utilisaient les mêmes zones de façon identique. Il n'y avait
donc
pas dé différence significative entre la première et la deuxième langue."
En ce qui concerne la deuxième tâche, en l'occurrence
l'attention sélective, comme cela avait déjà été démontré chez les
adultes, l'étude a également mis en évidence la supériorité des bilingues
au niveau du mécanisme cognitif. "Nous^ avons pu observer que, pour
effectuer cette tâche, les enfants bilingues recrutaient beaucoup moins
de
zones neurologiques que les enfants monolingues", nous explique encore le
Dr
Mondt. L'exercice consistait à montrer le mot rouge en vert, par exemple,
de
façon à créer une interférence cognitive et à faire dire à l'enfant la
couleur. En principe, le mot lu vient à l'esprit avant la couleur
représentée."
Enfin, la tâche de calcul a pu mettre en évidence le fait que, chez des
enfants qui ne sont pas soutenus dans l'apprentissage de leur deuxième
langue de façon constructive - par exemple un francophone qui ne parle le
néerlandais qu'à l'école -, l'activation était supérieure dans certaines
structures chez les bilingues dans la deuxième langue que dans la
première.
En conclusion, cette recherche souligne le fait que le bilinguisme
balancé, ce qui suppose des compétences satisfaisantes dans les deux
langues, présente indéniablement des avantages. Les meilleurs résultats
sont
en effet obtenus chez les enfants qui sont soutenus dans les deux langues.
C'est pourquoi il im****te de trouver des moyens d'enseignement de langue
qui se rapprochent le plus de situation balancée.
Par ailleurs, cette étude a également confirmé le fait que plus
l'apprentissage du bilinguisme est précoce, meilleurs sont les résultats.


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